Ultimatum à la Maison d'Arrêt
Moment historique à la Maison d'Arrêt d'Aix en Provence (Luynes) hiers soir, mercredi 23 février. A 19h, environ 80 personnels de tous corps (personnels de surveillance, officiers, Conseillers d'Insertion et de Probation...), tous services (SPIP, Blige etc..), se sont réunis en assemblée générale.
Ce nombre de participants est à mettre en relief avec les 30 à 40 % de personnels actuellement en arrêt maladie, ainsi qu'avec un grand nombre de personnes qui soutiennent cet évènement, et qui n'ont pu être présentes physiquement.
Cet A.G intervient alors que les organisations syndicales tentent, depuis 2 semaines, d'attirer l'attention de leur hiérarchie (direction interrégionale des services pénitentiaires de Marseille, Direction de l'Administration Pénitentiaire) sur le délitement de l'établissement, la déliquescence de la chaîne de commandement. Il n'est désormais plus une journée sans une agression ou un incendie de cellule, voire une évasion.
Les personnels, qui réclament la visite sans délai de l'inspection des services, une remise à plat du protocole de fonctionnement de l'établissement, et un renfort en moyens humains, donne jusqu'au 1er mars, à l'administration centrale, pour envoyer un signe clair. A défaut, ils se réuniront, sans aucun doute plus nombreux encore, pour arrêter des modalités d'action fortes.
Rappelons que tous sont soumis à un statut spécial qui leur interdit le droit de grève, et qu'ils sont prêts à subir les conséquences des actions à venir.
L'article qui relate cette assemblée générale du 23 février,La Provence
Rappel des faits, dans l'ordre chronologique :
Courrier des organisations syndicales du SPIP à leur hiérarchie
Document des organisations syndicales du SPIP à l'attention des personnels de l'établissement
Document diffusé par l'entente intersyndicale, tous corps de personnels confondus
Article La Provence du jeudi 10 février
Article La Marseillaise du jeudi 10 février